En
chemin vers l'Université nous mourons d'envie de visiter au moins
un des parcs naturels dont on nous a tant parlé. Nous nous arrêtons
une première fois. Non, c'est impossible. Puis plus loin. Enfin non,
l'entrée est bien trop chère. C'est un tourisme pour gringos et
européens, un tourisme en dollars. Nous passons devant un parc
“fermé pour causes de travaux”. Pouvons-nous entrer? Nous serons
très sages. Les travailleurs nous laissent passer. Nous devons faire
très attention, ne pas nous dévier du sentier. Dès les premiers
pas, nous nous retrouvons seuls, les voix ne nous parviennent plus.
Il fait chaud, lourd. Les araignées nous fascinent. Vieilles danseuses, maigres, pleines de grâce, au maquillage exagéré; protectrices, terrifiantes. Comme si la nature avait tant aimé les sculptures de Louise Bourgeois qu'elles les aurait copiées, animées, parées des vertus culturellement féminines. Le tissage, maternelle, assassin. Les couleurs, toujours alertes de danger. Nous transpirons, les mouches minuscules s'abreuvent à nos fronts, nos bras. Nous ne les repoussons plus. Sous nos pieds ça glisse un peu. On s'arrête un instant pour écouter. Ça crie, ça croasse, ça bruite. Ça pourrit en même temps que ça s'épanouit. Tout vit et meurt à l'unisson, tout est là, le rouge et le noir, l'odeur de moisi, de pourri, le pollen jaune qui tache les doigts et les pétales rose romantique.
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magnifique...quel parc!!! quelles photos!!
RépondreSupprimerAgnes, el escorpión oaxaqueño es la encarnación sincrónica, transferencial de las arañas ticas. Tu escritura es un llamado onírico, deseante que conecta el pasado y el presente...
RépondreSupprimerArturo
;) oui!
SupprimerIl me touche beaucoup, ce billet-là.
RépondreSupprimerPeut-être parce que la jungle me fascine et que tu en parles particulièrement bien...
la jungle m'angoisse!! (sauf l'urbaine)
SupprimerJe vais être honnête... là tu ne me fais pas envie avec tes bébêtes !!
RépondreSupprimerSinon j'ai trouvé une brosse à dent en bois ( par correspondance fabriquée en Allemage... je l'attends !)
Et pour les plastqiues d'origine végétale, ce n'est jamais précisé alors dans le doute... mais oui comme on est en retard en France !
Bises
Samantha
oh la la, ces français (bon, une brindille fera l'affaire en attendant ;)
SupprimerFascinant, Envoûtant...Et inquiétant un peu aussi, autant de végétation. Tes photos et ton texte se complètement merveilleusement : on ressentirait presque les moucherons, l'humidité et la chaleur... Et pourtant ici, l'été n'est là qu'officiellement...
RépondreSupprimerJe continue à suivre vos aventures avec passion !
RépondreSupprimerAloooooors ?!!!
RépondreSupprimer(pression pression ;-)