dimanche 3 juin 2012

Nicaragua (29) Masaya, Granada, San Juan del sur. On file

La chaleur de León nous pèse longtemps. Cette population usée, à cran, drôle de souvenir.  Je me souviens du bain d'air froid dans un cinéma. Tout à coup nous n'étions nulle part. Je ne me souviens pas du film, l'air conditionné nous attirait. Après cela, nous avons filé, le plus vite possible.



Masaya.
Nous traînons notre fatigue. Il y a l'huile à récupérer, expliquer, demander, porter, raconter, remercier. Fabriquer le biodiesel. Trouver un lieu, porter, essuyer, mélanger, porter, nettoyer, attendre, nettoyer encore, tout ranger. Chercher encore. Les photos à prendre, les textes à écrire, chaque semaine, pour plusieurs sites. Ne pas raconter la même chose, maintenir un regard intègre, une plume honnête. Choisir les photos, trouver une bonne connection pour charger tout cela. Répondre au courrier. Se laver, se nourrir, rire. Sans arrêt, nous continuons à essayer de comprendre, à tenir le cap, à chercher, à écrire, à rencontrer. Nous ne l'avons dit à personne encore: nos réserves d'argent sont minces, dans l'état des choses, nous n'irons pas plus loin que la Colombie. Tout cela nous parait encore si loin. J'ai l'intime conviction que de toutes façons, je n'aurai pas la force de mettre le pied en amérique du sud. C'est si loin.









Granada. Une ville magnifique. La couverture d'un guide de voyage. Derrière le carton-pâte soigneusement peint, il y a les filles qui se prostituent pour les touristes. La misère est là, derrière la carte postale. Les églises sont pleines; les chants, fervents.








San Juan del Sur. Ici nous camperons. Une plage déserte, un paradis. Que c'est beau! L'océan nous guérit, nous repose. Nous devons protéger la structure de métal qui tient nos réserves de biodiesel sur le toit. Il pleuvra bientôt. Le biodiesel est affreux, plein de grumeaux. Tant pis, on avance. Il faut changer d'air.






"Faites attention à vos enfants dans les banques, les supermarchés, les magasins, etc.
 La disparition d'enfants est fréquente en Amérique Centrale." (sur les paquets de lait).


3 commentaires:

  1. oui effectivement cela commence a aller au fin fond des problemes de ces pays...quand meme effrayant...courage en tout cas....meme en colombie....

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    1. Rachel, tu devrais lire le prologue, nous sommes rentrés depuis 2009 ;)

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  2. mdr.....mais c tellement saisissant....que j'en ai oublie le prologue...mdr....j'ai ete prise par l'aventure....;o)

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